Lit cabane

Mes conseils pour améliorer le sommeil de votre enfant

Ecrit par Cyrielle Poirot

Avant, la naissance de ma première fille, j’ai eu le privilège d’apprendre les bienfaits du sommeil grâce à la famille pour laquelle je faisais la baby-sitter.
Lorsque ma fille est née en 2012, j’avais lu et parcouru de nombreux livres sur le sommeil. Elle a été une grosse dormeuse dès le début et je pensais vraiment que je maîtrisais le sommeil des bébés.

Mon histoire

Ma deuxième fille est née en 2016, j’étais pleine de confiance et convaincue que j’allais pouvoir mettre en application exactement les mêmes principes qui étaient, selon moi, à l’origine du merveilleux sommeil que sa sœur avait. Grave erreur 🙂

Après avoir exclu les problèmes de santé grâce à ma super pédiatre, j’ai pris conscience que le sommeil des bébés et des enfants n’était tout simplement pas une science exacte. Non, appliquer à la lettre ce qui était écrit dans les livres ne fonctionnait pas à tous les coups. Moi qui adore avoir une maîtrise totale sur les choses, un monde nouveau s’est ouvert à moi. J’allais devoir me faire confiance et faire confiance à ce bébé pour lui apporter le meilleur et la sérénité nécessaire lors de ses nuits.

Dans tous les cas, il est important de comprendre qu’il existe des solutions. Vraiment. Si vous ne dormez plus depuis des mois, voir des années, il n’est jamais trop tard pour consulter (pédiatre, Orl, pédo-psy etc…). La fatigue est un ennemi redoutable qui vous pousse à bout et peut vous faire basculer.

En vous partageant mon expérience au fil de mes articles, j’aimerais vous accompagner dans votre parcours de parent et donner à votre famille des astuces et des conseils pour retrouver le sommeil réparateur dont vous rêvez.

Je suis là pour vous guider, échanger et vous encourager, afin que vous puissiez atteindre vos objectifs en matière de sommeil et profiter des avantages d’une famille bien reposée.

Le déclic

Ma deuxième fille, Apolline, avait donc un sommeil agité, inconstant et se réveillait plusieurs fois par nuit parfois en pleur, parfois non. Les raisons n’étaient pas claires, cela arrivait qu’elle soit fatiguée ou non, malade ou pas.

Les premiers mois et l’étape du nourrisson passés, rien ne s’améliorait, c’était même pire. En plus des nuits hachées, elle se réveillait tous les matins à 5h. Ajoutez à ces nuits sans fin, les virus habituels des enfants de moins de 2 ans et vous avez gagné un ticket gratuit vers le burn-out parental.

C’était sans fin, j’espérais qu’à chaque fin de saison, cela allait s’améliorer: j’attendais la fin de l’hiver pour en finir avec les bronchiolites puis la fin du printemps pour en finir avec les angines et otites et la fin de l’été pour que les grosses chaleurs cessent… et à chaque fois c’était la désillusion, je ne voyais pas d’issue.

A l’époque j’étais encore employée. Manager avec une équipe à gérer et une direction composée exclusivement d’hommes misogynes. Il était tout simplement impensable de montrer une pointe faiblesse ou un quelconque signe de fatigue. Pire, je travaillais deux fois plus pour prouver que malgré ce nouveau statut de mère, je restais la meilleure et qu’ils pouvaient toujours compter sur moi. Je contrôlais tout, aussi bien dans ma vie pro que dans ma vie perso. Tout, sauf le sommeil de ma fille. Sans m’en rendre compte, je m’épuisais, m’oubliais et étouffais ma petite voix qui criait STOP.

Le déclic aura été mon changement radical de vie. M’écouter, écouter ma petite voix, écouter mes enfants, et enfin donner du sens à ce que j’entreprends. Ces changements ont donc indéniablement eu un impact sur mes filles et leur vie quotidienne. J’en reparlerai probablement plus longuement plus tard. Ce qui est certain c’est qu’à partir de ce moment-là j’ai pris le temps et le recul nécessaire pour analyser le sommeil de ma fille cadette et les terreurs nocturnes dont elle souffrait.

Le lit au sol

Le changement principal opéré a été de changer le lit d’Apolline.

Elle avait alors presque 3 ans et j’avais bien entendu déjà lu des articles et des témoignages sur le lit au sol qui était préconisé dans la philosophie de Maria Montessori… mais je n’avais jamais pris le temps de le mettre en pratique.

Les raisons principales pour lesquelles j’ai opté pour un lit au sol:

  • La principale est qu’il favorise l’indépendance et la liberté. Si les enfants disposent de plus d’espace pour explorer, ils apprennent également à délimiter cette liberté de manière appropriée.
  • Le cadre est fixé: j’établis des attentes claires et cohérentes concernant l’heure du coucher et le sommeil. Ainsi, Apolline en sécurité, capable de s’endormir toute seule.
  • L’autonomie et la confiance que je lui porte en la responsabilisant favorisent sa confiance en elle.

Depuis que j’ai mis en place ce lit au sol couplé à des habitudes d’endormissement “saines”, Apolline est à l’aise pour s’endormir seule. Elle sait que je suis présente dans la maison en cas de problème “majeur” et elle se sent enfin rassurée.

Evidemment résumé comme ça en quelques lignes, cela paraît simple 🙂 Mais en pratique nous sommes bien évidemment passées toutes les deux par des pleurs, un sentiment d’échec pour ma part, des doutes et des remises en question. Mais je savais, j’étais convaincue, que nous étions sur la bonne voie. Et le temps l’a prouvé.

Cela ne signifie donc pas qu’il faille abandonner notre enfant pour qu’il pleure sans arrêt. C’est un processus graduel qui implique des routines, de la constance, des heures de réveil, un environnement propice au sommeil. Plus que tout, il s’agit d’avoir confiance en nos enfants et de leur donner la chance qu’ils méritent d’apprendre à bien dormir, de manière autonome.

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Cyrielle Poirot

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